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Céline Dubrocq-Kampen.
L'art et la manière. Je pratique la photographie depuis l'âge de huit ans. Je ne m'imaginais
pas alors que la photographie puisse être autre chose que du reportage
de voyage : des paysages inconnus, des moyens de transports rustiques,
des rencontres, des monuments. La nature et les personnes, les villes
et les différents styles de " campagne ", constituaient
à eux seuls Le Monde à découvrir.
Depuis j'ai voyagé : en Europe, en Asie, en Afrique, en Amérique.
Et j'ai travaillé : dans la presse, dans la pub, dans du magazine.
Pendant mes études, l'art est devenu un moyen d'expression. Puis
un outil de communication entre moi et mes élèves. Pendant
toutes ces années de recherche, j'ai traversé des périodes
pendant lesquelles je ne voyais plus que par le portrait, ou l'abstrait,
ou la mise en scène, ou les scènes urbaines, ou au contraire
les paysages ruraux, ou les natures mortes
Maintenant, j'ai acquis la conviction que " la " photo n'existe
pas, la photo est forcément plurielle ou n'est pas. Et c'est comme
ça que je me retrouve à associer des images de thèmes
très variés, ou à exposer 250 prises de vue du même
arbre pris du même angle, mais toutes différentes (si, si !).
La combinaison de choix de réglages techniques, de distance avec
le sujet, d'angles de vue, de moment du déclenchement, et bien
sûr la manière de jouer avec la lumière -qui restera
toujours le meilleur critère d'une bonne photo-, permet de faire
de n'importe quelle prise de vue une interprétation personnelle,
quel qu'en soit le sujet. Qu'importe donc ce que montre une photo, pourvu
qu'on y voie la manière ! Cette réflexion un peu provocatrice
est néanmoins la définition que je donnerais d'un art que
j'espère inclure dans " ma " photo
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